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Collectif

Dracula et autres écrits vampiriques

Édition et trad. de l'anglais par Alain Morvan

Parution le 18 Avril 2019
Bibliothèque de la Pléiade, n° 638
Achevé d'imprimer le 06 Mars 2019
1168 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm

Prix de lancement 63.00 € jusqu'au 31 12 2019 Acheter le livre

ISBN : 9782072743283
Code distributeur : G00999
GENCOD : 9782072743283

Autour du livre

Ce volume contient

Samuel Taylor Coleridge : Christabel. John William Polidori : Le Vampire. Lord Byron : Fragment. Joseph Sheridan Le Fanu : Carmilla. Bram Stoker : Dracula - L'Invité de Dracula. Florence Marryat : Le Sang du vampire. Robert Southey : Thalaba le destructeur (extrait). Lord Byron : Giaour (extrait).

Au cours de l'été 1816 à la villa Diodati, au bord du Léman, Mary Shelley n'est pas la seule à engendrer une créature de papier monstrueuse. Le médecin de Lord Byron, Polidori, qui participe également au concours d'histoires macabres organisé par son employeur, fait entrer le vampire en littérature. Le Vampire est un texte fondateur qui apporte l'impulsion décisive permettant au genre gothique de donner naissance à l'une de ses modalités les plus spectaculaires : la littérature vampirique. Avant Polidori, le vampire était un vuIgaire revenant cantonné à la tradition folklorique et aux récits légendaires. En faisant de lui un personnage éminemment byronien – aristocratique, désenchanté, séduisant ténébreux –, il invente une figure canonique qui continue d'essaimer aujourd'hui.
Depuis le début du XIXe siècle, la littérature britannique palpitait au rythme de pulsions sanguinaires. Avec la relation ambiguë mais cruellement prédatrice qui unit la très destructrice Géraldine à l'héroïne éponyme de Christabel (1797 et 1800), Coleridge a préparé les sensibilités à une mise en discours explicite de la morsure infligée par un revenant. Robert Southey, dans un épisode de Thalaba (1801), puis Byron, à la faveur d'un passage du Giaour (1813), ont l'un et l'autre franchi un pas symbolique crucial en utilisant non seulement le concept mais le terme de «vampire». Christabel fait l'ouverture de ce volume, où l'on trouvera en appendice des extraits des deux poèmes séminaux de Southey et Byron.
Un autre jalon est posé par Sheridan Le Fanu et Carmilla (1872). Ouvertement saphique, cette nouvelle met en scène un vampire femelle qui envoûte sa proie. La séduction est, littéralement, effrayante, et la prédation létale fait écho aux pulsions sexuelles refoulées de la victime. Un autre écrivain irlandais, Bram Stoker, saura s'en souvenir vingt-cinq ans plus tard. On ne présente plus sa création, le comte Dracula, ce grand saigneur. Reste que les adaptations cinématographiques se sont par trop éloignées de l'œuvre originelle, et qu'il est bon de revenir au texte de Stoker pour saisir tout ce que son roman a de subversif. Dans Dracula (1897), projection des ténèbres de notre propre nature, la vie et la mort tissent un entrelacs lugubre, et la répulsion et le désir s'entremêlent. Quelques mois plus tard, Florence Marryat publie Le Sang du vampire et propose une variante féminine et insolite du mythe. Née sous le coup d'une malédiction héréditaire, Harriet Brandt, métisse originaire des AntiIles, est douée d'une propension fatale à faire du mal à ceux dont elle s'entiche, et c'est avec gourmandise qu'elle apprécie ses semblables. Autour d'elle, les êtres qui succombent à son charme exotique finissent par succomber tout court, tant ses cajoleries ou ses étreintes épuisent leur vitalité et se révèlent mortelles. Par un glissement sémantique, la jeune fille innocente en mal d'affection vampirise ses proches, et pour ce faire n'a même pas besoin de faire couler le sang.

 

 

A tout saigneur, tout honneur

Sandra Benedetti, L'Express ( 29 mai au 4 juin 2019)

«Les histoires de vampires entrent dans la Pléiade. Mais pas n'importe lesquelles. Les meilleures, cela va sans dire.»

 

 

DRACULA ET AUTRES VAMPIRES

De sang et d'encre

Un volume de la Pléiade réunit les plus grands textes vampiriques du XIXe siècle, parmi lesquels, dans une nouvelle traduction, le chef-d'œuvre de Bram Stoker, souvent adapté à l'écran. Des œuvres toujours aussi mordantes....

Nicolas Ungemuth, Le Figaro magazine (17 au 18 mai 2019)

«Toutes les œuvres de ce recueil ont été retraduites par Alain Morvan, qui signe une passionnante introduction.»

 

Tous les sens du vampire.

Plusieurs textes vampiriques entrent enfin en Pléiade, dont le fascinant Dracula, et une découverte : Le Sang du vampire de Florence Marryat. Et si le vampire avait été, de tout temps, un vecteur de modernité ?

Nelly Kaprielian, Les Inrockuptibles (7 mai 2019)

«Cinq ans après avoir consacré un volume à "Frankenstein et autres romans gothiques", la Bibliothèque de la Pléiade fait entrer un autre monstre dans son catalogue : le vampire. Dracula et autres écrits vampiriques apporte la preuve, si besoin en était encore, que ces romans populaires et fantastiques relèvent bien de la littérature, qu'ils sont à prendre au sérieux, et qu'ils nous parlent encore aujourd'hui.»

 

Vampires sur papier bible

Autour des suceurs de sang, voraces et immoraux, dont Dracula est le maître, se déploie un riche univers littéraire que consacre aujourd'hui un volume de "La Pléiade". A lire, bien sûr, au plus noir de la nuit...

François Angelier, Le Monde des Livres (3 mai 2019)

 «Une tradition folklorique, un univers littéraire et un matériau fantasmatique que condensent brillamment les neuf textes, tant poèmes que romans ou nouvelle, recueillis dans Dracula et autres écrits vampiriques, anthologie anglo-saxonne que publie dans un volume de la "Bibliothèque de la Pléiade", après Frankenstein et autres romans gothiques (2016), l'angliciste Alain Morvan, à la fois exégète rigoureux et parfait traducteur.»

 

 "Dracula et autres écrits vampiriques".

 Effroi, désir, pulsion de mort et romantisme. De Byron à Bram Stoker, les vampires ont hanté la littérature anglo-saxonne du XIXe siècle. Ils entrent dans la Pléiade.

 

Cécile Mury, Télérama (27 avril au 3 mai 2019)

«Dans une introduction et des notes aussi captivantes que les ténébreux récits qu'elles éclairent, Alain Morvan, écrivain, spécialiste de la littérature anglaise, s'intéresse autant à la place du vampire dans la lignée du roman gothique (né en 1764 avec le Château d'Otrante, de Horace Walpole) qu'à l'emprise polysémique du personnage, à la fois séducteur et repoussoir, tout au long du siècle victorien.»

 

 

 

Bon sang ne saurait mentir!

La "Pléiade" rafraîchit le "Dracula" de Bram Stoker et les histoires de vampires de Polidori, Le Fanu et Coleridge. Elle présente même un inédit de 1897 d'une mystérieuse Florence Marryat.

François Rivière, Le Figaro Littéraire (25 avril 2019)

 «Le roman de Bram Stoker figure au titre de plat de résistance au cœur de l'anthologie compilée, traduite et annoncée par Alain Morvan, Dracula et autres écrits vampiriques. Une longue et passionnante introduction nous rappelle opportunément la grande parenté unissant le roman de Stoker à celui de Mary Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne (1818), discernant dans celui-ci "l'un des vrais points de départ de la littérature vampirique